Copyright © 2012. Tous droits réservés.© Nono's Pictures StudioContactez lemondeagricole@yahoo.fr

Quand tu souries...

Cruz Alta (Brésil) - Tacaruembo (Uruguay)


En ce moment, nous roulons sous la pluie et oui quelques orages en ce début de printemps.

Les jours défilent et les kilomètres aussi, nous faisons plus de 100km par jour ces derniers temps.

Le dimanche 09/10 nous participons à une procession catholique , la fête de Fatima ici à Cruz Alta. 120 000 personnes sont présentes pour l'honorer, c'est très impressionnant !
Lors de cette manifestation, un barbecue géant est organisé avec de la viande bovine par morceaux de 2 kg, grillés sur un gros pic.
En rentrant chez Matheus, notre hôte, nous mangerons de cette viande: son oncle exploitant agricole a donné plusieurs vaches pour l'occasion (oui, vous lisez bien, donné) !

Nous passons l'après midi à nous reposer et travailler, ce n'est pas du luxe !

Petite particularité du Brésil, les soirs de weekend, les gens se retrouvent dans la rue ou auprès d'une station service, le coffre de leur voiture ouvert et la musique à fond pour boire du shimao (thé local) et de la bière, c'est très amusant à voir!

Le lendemain, grosse journée car nous avons pédalé 140km! On nous avait dit que la route descendait, mais comme souvent, l'impression en moto ou en voiture est différente qu'en vélo! La route est donc bien vallonnée avec tout de même les 10 derniers kilomètre de descente et c'est agréable en fin de journée.
Sur la route, nous voyons de moins en moins de cultures et nous observons plutôt des prairies avec de nombreux bovins et un terrain assez humide. Nous sommes régulièrement doublés par de gros camions remplis de vaches à viande.

Le jour suivant nous commençons la journée avec une crevaison et ce n'est que le début car nous en aurons 3 autres dans la journée!!! Autant que depuis que nous sommes partis!
Qui dit crevaison dit regonflage de pneu et ça ce n'est pas facile sur des routes avec aucune borracharia (petite station qui change uniquement des pneus), aucune station essence enfin bref, rien!
Nous demandons donc à des routiers car ils ont une réserve d'air sous leur cabine.
Une autre fois, nous demandons à un monsieur qui tient une entreprise de conditionnement de riz et le gars très sympa nous offre une collation avec une visite et un échange sur la production de riz ici au Brésil.
Nous finissons par changer la chambre à air.

Dommage que nous ayons tous ces petits contre-temps de pneu car aujourd'hui la route est assez plate et surtout nous avons le vent de dos, nous nous faisons décoiffer par les camions qui nous dépassent!

Ici c'est la pampa, nous ne voyons que de grandes étendues de pâturage.




Nous posons la tente chez une famille de Gauchos. Nous passons une bonne soirée sous notre tente, la dernière au Brésil. La famille nous ouvre une ancienne maison, nous avons donc les toilettes, de l'eau, une table et des chaises pour manger à l'abri du vent. La maman nous cuisine même à manger de peur que l'on ne se fasse pas assez de pâtes...

Aujourd'hui dernier jour au Brésil et le jour de notre anniversaire de départ car ça fait maintenant 4 mois que nous sommes partis de Saint hilaire!
Dernier jour à pédaler au Brésil et toujours du vent de dos, ouf...!

Ce soir nous arrivons en Uruguay.
Le passage de frontière est difficile car il se trouve en plein milieu de la ville. Le poste frontière du Brésil se trouve à un bout de la ville et celui de l'Uruguay à l'opposé, on pourrait facilement oublier de faire tamponner notre passeport, mais ne vous inquiétez pas nous faisons tout dans l'ordre et sommes en règles.

Nous voici donc en Uruguay, pas de gros changement!! Les gens sont aussi accueillants et la presse aussi présente. Les pieds à peine mis à terre, un homme nous accoste pour nous proposer un reportage TV le lendemain matin, nous acceptons.
Nous nous réveillons avec la pluie comme nous l'avions quittée avant de nous coucher.
Ce matin, départ sur les chapeaux de roues : un reportage TV, un passage à la radio en direct et un article dans le journal!
Vive l'Uruguay...

Aujourd'hui, encore une longue journée de route sur le sol uruguayen. La route est neuve et donc très agréable et surtout personne qui roule et là, ça nous change du Brésil!!!
La pluie ne durera pas, par contre nous avons du mal à enlever nos parkas car le vent souffle beaucoup et pas dans notre sens alors nous avons un bon vent de face, pas très agréable.

En Uruguay, les principales activités économiques sont : le bois, la viande et la laine. En une journée nous pouvons voir tout ça!
Nous longeons une grande forêt (la plus grande du pays), c'est un peu monotone mais nous voyons aussi de grandes étendues de prairies, "la pampa".
Nous observons beaucoup d'élevages de bovins et de moutons mais également beaucoup de chevaux.

Nous sommes assez surpris par les paysages de l'Uruguay, nous ne nous attendions pas à ça. Nous sommes ravis car c'est très sauvage.

A bientôt !

Album photo

Cascavel - Panambi


Voici quelques nouvelles et quelques photos de notre voyage qui continue au Brésil.

La dernière fois que nous avons fait le point sur notre voyage, nous étions encore à Cascavel.
Nous avons profité de notre visite dans cette ville pour passer une journée à l'université, échanger en compagnie de professeurs et d'étudiants sur notre projet. Nous en avons encore appris un peu plus sur l'agriculture brésilienne à cette occasion.

L'après midi, nous avions rendez avec la présidente de l'association des producteurs de porcs de Toledo, une ville distante de 40 km de Cascavel. Lors de cette rencontre, nous avons beaucoup échangé sur les spécificités de l'agriculture hors sol au Brésil et sur les prochaines régions que nous allions visiter.


Le lendemain, nous étions de nouveau en compagnie de Bob pour une grosse journée car nous avions un peu plus de 100 kilomètres à parcourir et une visite de ferme laitière à honorer.
Tout cela, c'est un peu plus compliqué, quand 3 km avant d'arriver à la ferme, dans une côte pleine de pavés à en faire rougir ceux de Paris-Roubaix, nous avons crevé la roue arrière.
La faute ne vient pas des pavés, les pauvres, mais bien de la grande route entre Cascavel et Foz do Iguazu, très fréquentée par les poids-lourds (elle assure la liaison avec les frontières Argentine et Paraguayenne), est jonchée de chutes de pneus qui ont explosé en route !!! Autre cause aggravante, notre pneu arrière est très malade, nous ne voyons pas encore la structure mais il ne reste pas beaucoup de gomme....
Finalement, nous arrivons à pieds à la ferme, pour visiter une exploitation de 550 vaches laitières et 1 200 hectares de cultures céréalières. La visite est très intéressante, il s'agit d'une exploitation très récente, possédant des technologies assez novatrices. 

Une journée de plus la route et nous arrivons à Foz Do Iguazu.
Nous sommes accueillis par Mario et Ricardo. Cela nous permet de laisser Bob en toute sécurité à l'appartement et de visiter les fameuses cascades très tranquillement.

Les cascades, parlons en !

Elles sont magnifiques, inoubliables, gigantesques, admirez un peu les photos ! En plus cela donne rien à côté de la réalité. 

Le lendemain, nous passons une première fois la frontière avec l'Argentine pour aller admirer les chutes de l'autre côté ! Elles n'ont pas changé, toujours aussi belles...

Bon maintenant, il nous faut reprendre la route car cela fait un mois que nous sommes au Brésil et il nous reste beaucoup de route à parcourir en Amérique latine.
Problème : le jour où nous nous mettons en chemin, les éléments se déchaînent de nouveau, un énorme orage vient à notre rencontre.
A ce moment, nous sommes sur un chemin de terre au milieu de la forêt argentine et nous savons qu'il nous reste 50 kilomètres à parcourir avant de retrouver l'asphalte.
Dans ces cas là, on réfléchit vite ! Demi- tour, on regagne la frontière brésilienne et ferons la route pour San Antonio Do SudOeste, ville à la frontière avec l'Argentine sur la route.
Sur le chemin, en grande majorité composé d'argile, la terre collait à nos roues (épaisseur environ 3 cm) et nous empêchait d'avancer. Nous rencontrerons certainement de nouveau ces conditions plus tard, mais quand on a le choix, nous préférons choisir une autre solution !

Le soir, nous sommes tout de même à la fin de notre étape, mais nous avons dû prendre un bus pour réaliser les finalement 320 km parcourus dans la journée avec toutes ces aventures.... Ouff !


Le soir, nous sommes tout de même à la fin de notre étape, mais nous avons dû prendre un bus pour réaliser les finalement 320 km parcourus dans la journée avec toutes ces aventures.... Ouff !

Le lendemain, le soleil est revenu, il nous réchauffe et sèche nos sacoches.

Nous continuons notre route vers le sud et quittons l'état du Paranà pour celui de Santa Catarina. Le paysage change aussi beaucoup, c'est beaucoup plus vallonné et vert, cela donne des faux airs de Suisse ou Basse Normandie aussi, cette région qui nous est si chère.

Le soir nous arrivons à Sao Miguel Do Oeste où nous sommes immédiatement interpellés par deux VTTistes. Nous échangeons sur notre voyage et admirons leur beau vélo tout neuf et plus propre que Bob. L'un d'entre eux, ils sont maintenant quatre et une moto, nous invite chez lui afin de prendre une douche et de nous poser un peu.
En effet, nous avons déjà une maison pour la nuit, nous irons chez Lilia, mais celle-ci n'étant pas encore arrivée, nous jouissons d'un bon gâteau au chocolat et de jus d'orange en attendant. Nous retrouvons Lilia vers 6h00, déjà tout propre !
Après avoir fait connaissance, nous dînons ensemble autour d'une pizza. La pizza, c'est si simple à préparer, mais toujours aussi bon à déguster. Nous échangeons en compagnie de Lilia et Junior (son ami), au cours de toute la soirée et nous couchons un peu fatigués.


Le lendemain, nous restons sur Sao Miguel car nous avions programmé une visite à EPAGRI.
Il s'agit d'un organisme public spécialisé dans la conseil agricole pour la technique, le financement mais aussi la vulgarisation de la recherche en agronomie et zootechnie.
La matinée est consacrée à des visites d'élevage en compagnie de Valmir (Merci pour le temps que tu nous a accordé!).
Au programme, deux élevages de porcs (un post sevrage 1500 places et un engraissement de 600 places) et un centre de production d'œufs fécondés de 40 000 poules, afin d'assurer la naissance de poulets de chair par la suite.

L'après-midi, nous visitons un abattoir de porcs. Ici, la sécurité sanitaire est drastique et nous avons beaucoup de chance de réaliser cette visite. Par contre, nous sommes tenus de montrer patte blanche et de nous changer intégralement.

(si vous voulez rire : direction la rubrique "Album photo")
Le lendemain, nous reprenons la route pour Palmitos, où Junior nous attends en fin d'après-midi.
La route se passe très bien, il faut beau, pas trop chaud (jusqu'à 28 °C).
Nos bagages à peine déposées, nous montons en voiture avec Junior pour visiter deux exploitations familiales.
Nous découvrons la culture de tabac et toutes ces spécificités.

Le soir même, nous sommes interviewés par le journal local, qui nous donne rendez-vous le lendemain matin à notre départ pour une séance. Les prémisses d'une journée un peu particulière.
En sortant de Palmitos, le journaliste rencontré la veille nous attends bien, afin de réaliser quelques photos en compagnie d'une tasse de Tché, la boisson locale que nous avons découvert la veille au soir en compagnie de Junior et Lilia. Nous avons passé un très agréable moment en votre compagnie les amis, merci !

Sur la route, nous avançons tranquillement.
Car après avoir une nouvelle fois changé d'état, nous sommes désormais dans l'état du Rio Grande Do Sul. La route monte longtemps avant d'arriver à Frederico Westphalen, la ville de toutes les surprises. La faute de cette longue montée d'une quinzaine de kilomètres, au Rio Uruguay qui assure la frontière entre les deux états.

Nous traversons donc tranquillement Frederico quand nous sommes interpellés une première fois sur la route par une voiture de la TV locale (le film est disponible sur la page Facebook!!!).
Nous consacrons une petite heure au tournage du reportage sur notre voyage. C'est la seconde télé ici, et nous sommes très heureux d'être relayés de cette façon !
Dans la foulée, le journaliste en profite pour contacter un de ses collègues de la presse écrite. Bon un seul arrêt, deux interviews, voilà une pause bien valorisée, nous pouvons repartir.
Nous faisons à peine un kilomètre et rebelote, nous sommes de nouveau arrêtés.
Il s'agit toujours de la presse écrite locale mais cette fois si c'est la grande rivale du journal précédent. De toute façon nous sommes rodés, connaissons notre texte et menons l'interview à grande vitesse. Cette fois, c'est bon on peut repartir pour gagner notre ville étape. Le temps avance et nous avons encore plus de 30 km. De toute façon maintenant il ne peut plus rien nous arriver.
Manque de bol ! Nous pédalons de nouveau 2 km et cette fois là, c'est la radio qui nous interpelle.
Décidément...

Nous garderons un super souvenir de cette journée un peu particulière mais très existante.

Après deux jours passés sur les routes du Rio Grande Do Sul, la région la plus au sud du Brésil, nous sommes arrivés à Panambi, d'où nous vous écrivons et où nous sommes accueillis par Geovan, ses deux sœurs et ses parents. Nous y passons encore deux jours très agréables. Pourquoi 2 jours ???

Eh bien nous nous instruisons toujours et encore sur l'agriculture brésilienne et visitons deux énormes fermes de 11 000 et 30 000 hectares, réparties en plusieurs sites de production.
L'une d'elle, possède aussi un atelier bovin laitier de 550 vaches avec un projet de développement pour 2 000 vaches laitières en production.
Bien sûr, ces deux exploitations travaillent avec le semis direct sur l'intégralité de leur surface. Une grande importance est accordée au maintien en place de la qualité des sols et à la limitation de l'érosion. La plupart des céréales et protéines végétales produites sur ces deux fermes se retrouve sur le marché mondial et est destiné à l'exportation.
Gigantesque !
Toutefois, malgré la taille monumentale de ces exploitations, nous sommes toujours très bien reçus par les propriétaires des lieux, qui nous accordent de leur temps et répondent à notre curiosité.

Maintenant, nous continuons toujours plus au sud, mercredi 11 ou jeudi 12, nous devrions passer la frontière entre le Brésil et l'Uruguay, pour découvrir un nouveau pays.

à bientôt !
+ de photos ici !

Maringa - Cascavel


Nous avons encore eu une semaine bien chargée.
Lundi dernier nous étions en visite dans une petit coopérative du nord de l'état du Paranà, la COPAVI.
Il s'agit d'une coopérative où l'ensemble des adhérents (22 familles) vit dans un même petit village.
Une grande partie des adhérents travaille au sein même de la coopérative dans différents ateliers : le maraîchage, les vaches laitières, la récolte et la transformation de cannes à sucre (en sucre ou cachaça), les porcs, les bovins viandes et l'administratif.
L'objectif de la coopérative est d'auto-consommer la majorité des produits de l'exploitation et seules les activités de transformation de sucre et de lait sont commercialisées vers l'extérieur.
La grande partie de ces produits transformés est directement vendue sur le marché local grâce à des tournées organisées avec le combi de la COPAVI et le reste est vendu à un centre de distribution de São Paulo ou directement exporté en Europe. La plupart des transactions se font par téléphone ou par e-mail.
Les revenus de ces deux activités commerciales permettent de soutenir les investissements matériels et structurels de la coopérative mais aussi de dégager une petit revenu pour les adhérents afin de pouvoir s'offrir une bière en fin de semaine !

Nous avons énormément appris au contact de l'ensemble des adhérents. Nous tenons à adresser un grand merci à Sergi, un espagnol expatrié ici, pour son accueil et sa grande générosité. Il s'agit d'un modèle qui nous convient assez.

Nous sommes ensuite retournés à Maringà où nous avons été accueillis par Aline. Nous avons passé une superbe soirée où nous nous sommes même essayés à la samba. Il y a encore du travail, beaucoup de travail, on est raides comme des piquets !

Le lendemain nous devions repartir après une petite nuit pour Campo Mourao, où nous avons été accueillis par Janaina.

Sur la route, nous utilisons toujours autant la voie de secours qui heureusement pour nous est bien praticable car dès que nous essayons de nous aventurer sur la zone des voitures et camions la proximité de leurs dépassements et la vitesse à laquelle ils nous frôlent nous laissent penser que nous ne serions déjà plus en un seul morceau. Mais ne vous en faîtes pas tout va bien !!!

L'accueil de Janaina et de ses 3 colocataires est très chaleureux, nous y passerons deux nuits et auront le bonheur de leur préparer un repas français, un bon vieux poulet grillé au four avec une purée de pommes de terre et sa sauce, elles ont adoré.

Nous sommes restés deux nuits car nous avons rendu visite à la coopérative COAMO à Campo Mourao.
Il s'agit de la plus grande coopérative d'Amérique du Sud qui regroupe 22 000 adhérents et est spécialisée dans la commercialisation de céréales (blé, maïs, soja, etc...).
Nous avons eu la chance d'échanger avec ses dirigeants. En rencontrant le responsable communication, il a aussitôt pris contact avec la presse.
30 minutes plus tard, nous menions deux interviews de front pour le journal quotidien de Campo Mourao et pour la chaîne de télé régionale. Tous ces événements et toutes ces rencontres nous assurent un apprentissage rapide du portugais que nous maîtrisons aujourd'hui assez bien, enfin on comprend et on sait se faire comprendre !
Nous mettrons ces interviews en ligne très rapidement.


Nous reprenons ensuite la route pour Cascavel où nous avons un nouveau rendez-vous à l'université lundi, pour discuter plus spécifiquement de la filière porcine au Brésil.

Avant de partir, nous estimons notre temps de voyage à deux jours, en effet il y a 180 km et en ce moment nous ne pédalons pas tous les jours pour travailler sur notre thématique mais quand nous sommes sur le vélo, nous réalisons de bonnes étapes.
Seulement, premier jour du printemps, une vieille amie s'est invitée à la fête. Il y a bien longtemps que nous ne l'avions pas vu et l'avions oubliée. Il s'agit, attention..., de la PLUIE !!!
Alors ici il ne pleut pas souvent, mais quand il pleut, il pleut ! C'était une bonne journée d'hiver en Normandie !
En plus, la roue de la remorque a eu la bonne ide de crever !
Mais bon, nous faisions une pause pour laisser passer l'orage, donc on a eu suffisamment de temps pour réparer, pas de soucis.

Depuis, nous avons passé deux nouvelles journées sur la route pour arriver ce dimanche à Cascavel.
Sur la route, nous avons planté notre tente, depuis longtemps inutilisée, chez un éleveur de volailles. A cette occasion, un mulot a voulu dormir avec nous et à percer son petit trou dans le sol de la tente. Nous réparerons avec une rustine. On ne crève pas beaucoup, on les valorise autrement !

Avant Cascavel, le paysage est composé de grandes parcelles de céréales. Nous en avons profité pour discuter avec un céréalier, ingénieur agronome, sur les spécificités des cultures au Brésil.

La semaine prochaine nous continuons vers le sud pour aller découvrir les magnifiques foz d'Iguaçu, vivement !!! Ensuite nous poursuivrons notre route vers le sud et vers l'Uruguay, un peu plus rapidement, nous essayerons...

Album photos

Ourinhos - Maringa


Nous avançons un peu moins vite depuis cette semaine car nous avons consacré beaucoup de notre temps à notre thème de travail : l'agriculture.
Depuis Ourinhos, nous avons pédalé 1 journée et demi pour avaler les 170 km qui nous séparaient de Londrina.

En arrivant dans la ville, nous sommes immédiatement interpellés par un marchand de vélo qui veut nous faire visiter son magasin. En fait il s'agit d'un magasin un peu spécial car ils fabriquent des vélos allongés, des pousse-pousses, et des trains vélo. Forcément ils sont très intéressés par le tandem qu'ils examinent sous toutes les coutures.
Nous en profitons pour demander notre route afin de rejoindre la demeure de nos hôtes de ce soir, la famille de Gisèle rencontrée sur "Couch surfing".
Entre temps, le propriétaire du magasin à pris l'initiative d'appeler la télé de Londrina pour leur faire part de notre projet. Au téléphone, j'explique à la journaliste (en portugais) que nous faisons une intervention à l'université de Londrina à 10h le lendemain, rendez vous est pris ! Nous verrons....
Le soir même nous sommes très bien reçus dans la famille de Gisèle, ils habitent une petite maison coquette au nord de la ville.
Au fait!,  Londrina est encore une petite ville Brésilienne de 800 000 habitant (tout est gigantesque ici !). Nous passons une délicieuse soirée en leur compagnie. nous dormirons ici trois nuits, cela restera un moment inoubliable de notre voyage pour tous les deux...


Le lendemain, nous nous dirigeons en compagnie de Bob vers l'Université (1 heure de route).
Nous rencontrons M. Ricardo RALISCH, professeur-chercheur au département agronomie de l'université. Grâce à lui nous allons beaucoup apprendre de l'agriculture brésilienne et du Paranà. Nous en profitons dès à présent pour le remercier de tout le temps qu'il nous a accordé, des visites et des contacts pour le reste de notre voyage. Nous espérons pouvoir un jour lui rendre la pareille, ce sera certainement difficile...

A l'Université, à peine arrivés, nous donnons une interview à la radio locale, une autre au journal universitaire et présentons notre projet à un groupe d'élèves et de professeurs du département agronomie.

Ensuite nous aurons la chance de visiter deux élevages: un élevage laitier de 240 VL en production et une porcherie de 500 truies NE.

Nous échangerons aussi sur notre projet au sein d'une coopérative agricole du Paranà (Integrada), endroit où nous aurons la chance d'admirer la première machine à traiter le café de Londrina toujours en fonctionnement et enfin nous rendrons une visite à l'inventeur du semis direct, M. Hartz.

Il va sans dire que toutes ces journées se font en portugais, c'est vous dire si nous progressons dans cette langue que nous n'avions pas prévu d'apprendre avant de partir, maintenant on la connaît et cela fait énormément plaisir !


Après trois jours sur place, nous sommes repartis hier pour rejoindre Maringà en une journée et 113 km de tandem.

Nous sommes accueillis pendant deux jours par Vladimir. Encore une fois, une excellente rencontre!

Dimanche, nous reprenons la route pour le nord. Cela en surprendra certainement plus d'un car nous allons à l'opposé de notre direction initiale. En fait, nous avons eu connaissance de l'existence d'une coopérative différente de toutes les autres à la ville de Paranacity.
Nous nous y rendrons donc en compagnie de Bob avant de repasser à Maringà et d'enfin prendre la route vers le sud et les Foz do Iguàçu.
Entre temps, nous avons déjà un grand nombre de rendez-vous programmés pour notre projet.
Le Brésil est un pays très hospitalier et nous apprenons énormément sur notre thématique de travail. Tous les ingrédients pour passer des moments riches en émotion !



Plus de photos dans la rubrique
Album photos

Ilha grande - Ourinhos


La dernière fois que nous avons donné de nos nouvelles, nous étions encore sur la côte entre Rio et Sao Paulo.
Aujourd'hui, nous avons fait pas mal de chemin....


Après Ilha Grande, nous avons continué notre descente de la côte vers Sao Paulo. Durant ces 5 jours de voyage, notre aventure a pris plus des allures de vacances car l'agriculture n'était pas du tout présente sur le parcours, et le paysage était exclusivement constitué de montagnes peuplées par la forêt tropicale à notre droite et de l'océan Atlantique à notre gauche, par contre c'est "inoubliablement" magnifique et dépaysant.
Nous en profitons donc pour visiter de très beaux villages comme Paraty.

Une fois arrivés à Santos (déjà 550 km au Brésil), le long de la côte et la fin de la costa verde, nous avions prévu prendre le chemin vers l'intérieur des terres afin de nous ré-orienter pus vers notre thème de prédilection, l'agriculture.

Après de nombreux échanges avec les Brésiliens, ils nous déconseillent tous la traversée de Sao Paulo en vélo, c'est horrible nous disent-ils et très dangereux ! Nous décidons donc de monter avec Bob dans un bus pour rejoindre Sorocaba de l'autre côté de Sao Paulo. Quel super conseil, merci les amis !
Effectivement, nous avons trois heurs et demie de bus pour rejoindre notre ville étape et le trajet est uniquement constitué d'autoroutes surpeuplées par d'énormes camions et en prime le parcours nous fait passer du niveau de la mer à + 850 m d'altitude, Oufffff, nous l'avons échappé belle !



Le lendemain, nous décidons de prendre de nouveau un bus pour rejoindre une petite ville un peu plus dans les terres et entrer concrètement dans la campagne brésilienne, celle qui nous intéresse.
Certains diront que nous trichons là, mais ne vous en faites pas, nous avons encore plus de deux milles kilomètres à pédaler au Brésil pour rejoindre l'Uruguay....
Nous passons donc notre première soirée en campagne brésilienne dans la ville de Piraju. Première soirée et premier interview pour un journal local et en portugais svp ! Nous ne maîtrisons pas encore très bien la langue et nous appuyons beaucoup sur nos connaissances en espagnol.
Quoiqu'il en soit nous arrivons à nous faire comprendre et à expliquer le projet. L'interview sera bientôt disponible sur le site !


Dès notre premier jour sur les routes de campagne, nous entrons dans un nouveau monde. Les cultures sont nouvelles (canne à sucre, café, soja, manioc, etc...), les systèmes de production sont différents, les exploitations sont surdimensionnées. Nous avons l'occasion de rencontrer nos deux premiers agriculteurs brésiliens qui nous accordent un peu de leur temps. Il s'agit d'un producteur de vaches laitières et d'un producteur de cannes à sucre en pleine récolte.
La route passe très vite malgré les nombreux camions qui nous doublent à pleine vitesse. Ce sont d'énormes camions de plus de 30 mètres, c'est très impressionnant.

Nous arrivons en fin de journée à Ourinhos, petite ville brésilienne de 120 000 milles habitants.
Nous sommes chaleureusement accueillis par Joyce.
Nous passerons deux jours à Ourinhos. Nous découvrons les Brésiliens et leur barbecue, c'est magique !
Nous passons de très agréables moments ici et sommes interviewés pour la seconde fois en deux jours et toujours en portugais.
Nous progressons et c'est tant mieux pour la suite de notre voyage !


La semaine prochaine nous avons notamment rendez vous à l'université agronomique de Londrina (état du Parana) pour présenter notre projet et échanger sur l'agriculture brésilienne.
Nous apprenons énormément ici !

A très bientôt pour la suite des aventures !

Plus de photos dans la rubrique :

Album photos

Rio - Ilha Grande



Quelques nouvelles de nos premiers jours au Brésil.
Pour l'instant, tout se passe très bien, nous suivons la Costa Verde depuis la longue sortie de Rio et découvrons un paysage tropical omniprésent. La jungle entoure littéralement notre route, c'est très dépaysant.

Le premier soir de notre découverte du Brésil, nous avons eu la chance de trouver une superbe propriété pour planter notre tente, et après les présentations faites il s'agit d'un constructeur de planches de surf très connu sur Rio : Braz Barros. Nous y passerons une superbe nuit avec cuisine et salle de bain à disposition.

Ensuite nous avons repris la route vers Sao Paulo. Ici, nous sommes en hiver mais la température de ce deuxième jour est très élevée, jusqu'à 38°C, c'est impressionnant !
Sur la route nous prenons notre temps car le vent de face tempère nos ardeurs.

Nous arrivons le soir du second jour à Mangaratiba. D'ici nous décidons de prendre un bateau pour visiter Ilha Grande, une charmante île située non loin de la côte. Nous y passerons deux jours pour visiter et découvrir ses charmes. Seulement, les fortes températures devaient être annonciatrices de quelque chose : en effet un orage tropical s'abat sur l'île durant la première journée. Peu importe, nous sommes à l'abri et en profitons pour travailler et programmer la suite de notre voyage. Car, première info, le brésil est un pays très cher, encore plus que la France aux premiers abords et ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour notre bourse !

Les Brésiliens sont très accueillants à notre égard, pour l'instant tout se passe bien et espérons que cela continue.
Le paysage est vraiment magnifique, vivement la suite.

(plus de photos dans la rubrique Album photos)
ici

...je m'envole au paradis, je vais à Rio...



Des petites nouvelles depuis le sol brésilien où nous avons atterri à Rio.

Normalement nous enfourchons de nouveau Bob lundi matin (28 août) pour le début de notre périple sur les routes latines à proprement dit.

Alors Rio, ça change... Nous ne connaissions pas encore une ville comme ça, si grandiose, si contrastée, si bigarrée !
Rio, c'est la jungle dans la ville avec les macaques chapardeurs, etc..., c'est la jungle dans la rue avec une circulation de fou entre les voitures, motos et bus (heureusement nous emprunterons une piste cyclable pour sortir de la ville lundi matin), et c'est un peu aussi la jungle des comportements avec des cariocas (habitants de Rio) super accueillants qui cultivent un art de vivre certain, et des jeunes prêts à tout pour te voler un appareil photo ou t'agresser !! (Nous faisons très attention ne vous en faites pas!)


Alors en résumé, nous sommes arrivés sur le sol brésilien jeudi à 7h30 heure locale (5 heures de décalage avec la France pour info).

Dès notre arrivée, nous avons pris la décision de gagner le centre ville en bus depuis l'aéroport international situé à environ 50 min de bus. Une fois arrivés dans le centre nous nous mettons aussitôt à le recherche d'un hôtel sympa et pas trop cher. Le problème c'est que tout notre paquetage est encore emballé, Bob y compris, et que nous avons 70 kilos a porter à deux, on ne peut pas aller très loin. Après 2 heures de recherches infructueuse, nous décidons de remonter Bob dans la rue pour pouvoir se déplacer plus facilement et  faciliter notre recherche d'hébergement. En même temps, nous allons pouvoir vérifier s'il n'a pas subi de bobos pendant sa traversée de l'Atlantique. Nous remontons Bob à vitesse éclair (moins d'une heure) et bonne nouvelle, tout roule parfaitement, aucun bobo, premier emballage réussi !! cool
Une fois Bob remonté, on avance aussitôt plus vite et dix minutes après nous trouvons une superbe auberge au pied du quartier Santa Theresa à 500 m des fameuses Arcades de Lapa.



Depuis, nous avons pris nos quartiers ici, pu rencontrer bon nombre de routards ayant visité l'Amérique du sud en bus et glané des infos très intéressantes à leur contact. Nous avons aussi fait la connaissance de Christof, un voyageur à vélo qui nous a fait partager son expérience des 4 coins du monde.
Depuis deux jours nous visitons Rio et ces innombrables centres d'intérêts, comme le christ de Corcovado, le pao de açucar, le quartier santa Theresa, le centro, les plages de Flamengo ou Copacaba, etc...
Pour compléter tout ça, nous prendrons la route de la Costa Verde dès lundi vers Sao Paulo puis Londrina où nous rencontrerons des élèves ingénieurs en agronomie à l'université de la ville.

A bientôt !

Plus de photos ici...  
Album photos
Retour


Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS
Site web créé avec Lauyan TOWebDernière mise à jour : dimanche 13 mai 2012